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Une mobilisation exceptionnelle a lieu à Marseille depuis la mort, le 17 octobre dernier, sur un terrain vague des quartiers nord de la ville, d’une jeune Tunisienne de 23 ans, Ghofrane Haddaoui, tuée à coups de pierres par un jeune de 17 ans, qui se disait amoureux d’elle et qu’elle aurait éconduit. Le mouvement "Ni putes, ni soumises", qui se dit déterminé à "lutter contre toutes les violences faites aux femmes" au service de "toutes les victimes du machisme", appelle à manifester samedi à Marseille en hommage à Ghofrane en présence de nombreuses personnalités. L’auteur présumé principal, un jeune de 17 ans, a été interpellé le 9 novembre, mis en examen pour homicide volontaire et écroué. Il a reconnu les faits sans fournir toutefois d’explication précise sur les raisons de son geste. Un complice, âgé de 16 ans, a été mis en examen à son tour jeudi et incarcéré, a-t-on appris de source judiciaire. Un troisième mineur de 17 ans a été mis en examen pour non-dénonciation de crime mais laissé en liberté sous contrôle judiciaire. La mère et le frère de Ghofrane ont été reçus le 18 novembre par le procureur adjoint de Marseille, tandis qu’une cinquantaine de personnes manifestaient devant le palais de justice. Le 27 octobre, ses proches avaient déjà organisé une "marche blanche" à sa mémoire dans les rues de la ville.
The Associated Press Marseille - 25 - 11 - 2004 |