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Un deuxième mineur a été mis en examen jeudi pour homicide volontaire et écroué dans l’enquête sur le meurtre d’une jeune Tunisienne de 23 ans, Ghofrane Haddaoui, tuée à coups de pierre à Marseille en octobre, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Le jeune homme, âgé de 16 ans, était déjà incarcéré pour un vol à main armée, a-t-on ajouté de même source. Un autre mineur, qui avait également été placé en garde à vue mardi, a été mis en examen jeudi pour non dénonciation de crime et laissé en liberté sous contrôle judiciaire, selon la même source. Il y a plus de deux semaines, un troisième mineur, alors âgé de 17 ans et onze mois, avait été mis en examen pour homicide volontaire et écroué dans cette affaire. Interpellé le 7 novembre, il a reconnu les faits, sans fournir d’explication détaillée à son geste. Les investigations se poursuivent pour établir le mobile du meurtre de la jeune femme, qui a été totalement défigurée à coups de pierre, le 17 octobre, a-t-on souligné de source judiciaire. La mère de Ghofrane, Myriam Haddaoui, avait affirmé que sa "fille a été torturée, lapidée", dans un entretien publié jeudi par France Soir. Toutefois, de source judiciaire, on précisait, qu’en l’état actuel de l’enquête, rien ne permettait d’affirmer que les pierres ont été jetées vers la jeune femme. "Des coups ont été portés avec des pierres, cela ne signifie pas que les pierres ont été jetées", a-t-on indiqué de même source. Née à Tunis, Ghofrane Haddaoui était connue des services de police pour violence volontaire en 2002, mais il s’agissait de "broutilles", a-t-on précisé de source proche du dossier. Ses parents et ses proches avaient organisé le 27 octobre une marche blanche à sa mémoire. Le mouvement "Ni putes, ni soumises" a appelé à manifester samedi à Marseille en hommage à la jeune femme, ainsi qu’"en hommage à toutes les victimes du machisme".
Agence France-Presse Marseille - 26 - 11 - 2004 |