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Communiqué
Suite au sit-in organisé devant le siège de l’AMDH, le Bureau Central affirme que rien ne pourra dévier les doits Humains
Le jeudi 3 février vers 12h, un groupe de citoyens déclarant appartenir à des « associations des Droits Humains des Provinces du Sud » ont organisé un sit-in devant le Siège Central de l’AMDH à Rabat pour protester contre la déclaration du président de l’Association à l’AFP où « il déplorait la campagne contre le journaliste Ali LMRABET visant à l’empêcher d’exprimer ses opinions ». Ce sit-in a bénéficié d’une importante couverture médiatique notamment des deux chaînes de télévision marocaines. Auparavant l’AMDH avait reçu le 2 février par fax une lettre signée par Mr Ahmed EL KHOR en tant que « porte parole officiel des associations des Droits Humains des provinces du sud ». Cette lettre critique la manière sévère la déclaration du président de l’AMDH allant jusqu’à utiliser le langage de la menace et de l’insulte en considérant notamment que le président de l’AMDH a eu recours à une « explication fasciste de la liberté d’opinion et d’expression ». Devant cet étrange événement qui constitue une première dans notre pays - puisque c’est la première fois qu’un sit-in est organisé par des citoyens déclarant adhérer à des organisations des Droits Humains contre l’AMDH - le Bureau Central déclare : 1 - L’AMDH exprime son attachement total à la liberté d’opinion et d’expression, elle continuera quelques soient les sacrifices à consentir, à soutenir les victimes des violations des libertés. L’AMDH affirme également que les principes des Droits Humains ne sauraient reconnaître les lignes rouges dans le domaine de la libre expression tant que les opinions exprimées respectent la dignité et les droits humains des autres. 2 - Le Bureau Central de l’AMDH appuie la déclaration du président de l’Association quant au droit du journaliste Ali LMRABET d’exprimer ses opinions et de les publier, libre à tout chacun d’être contre ou pour ces opinions. Le Bureau Central affirme également qu’il est du droit et même du devoir de l’Association et de tous ses membres de défendre sans relâche le droit à la liberté d’expression pour tous(tes). 3 - Concernant le conflit du Sahara et des violations qui lui sont liées et en vue d’éviter toute équivoque ou amalgame, le Bureau Central affirme que la position constante de l’AMDH - qui a été d’ailleurs confirmée par le 7ème congrès tenu en Avril 2004 - affirme la nécessité d’une solution démocratique au conflit tout en mettant un terme à toutes les violations graves des droits humains liées à ce dossier sur la base de la vérité, de la lutte contre l’impunité et de la réparation des préjudices. Quand au dossier des marocains séquestrés à Tindouf, l’AMDH a à maintes reprises, notamment dans le dernier communiqué du Bureau Central réuni le 30 janvier dernier, exigé la libération immédiate de plus de 400 marocains encore détenus par le Polisario. 4 - Enfin le Bureau central affirme que toutes les velléités de déformer les positions de l’AMDH sont vouées à l’échec et que celle-ci continuera son combat pour les Droits Humains en insistant dans les semaines à venir sur le règlement du dossier des violations graves sur les bases de principes constituées par la Vérité, la Lutte contre l’Impunité et la Réparation des préjudices causées aux victimes et à l’ensemble de la société.
Le Bureau Central Rabat le 3 février 2005 |