Le Comite international pour la solidarité des prisonniers politiques
en Tunisie exprime énergiquement son indignation et sa condamnation du
comportement barbare des autorités tunisiennes reflétant la nature réelle
du régime en place en osant brutaliser la commission d'observation du
procès politique du Dr Moncef Marzouki le 28 septembre 2001, envoyé dans
une visite officielle par Amnesty International pour l'étude de la
situation tunisienne des droits de l'homme. | ||
| Le Coordinateur - Sayyid Ferjani - Londres, premier octobre 2001 . | ||
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Présentant ses condoléances aux Etats-Unis, le premier ministre
tunisien, M. Mohamed Ghannouchi, après avoir condamné la violence et le
terrorisme, a assuré que son pays " agira aussi pour la consécration des
nobles principes et valeurs humaines ". Mais les dérives autoritaires du
régime sont dénoncées par les organisations de défense des droits humains,
qui chiffrent à un millier le nombre de prisonniers politiques ou de
conscience. Alors que M. Ben Ali se prépare à briguer un quatrième mandat
présidentiel en 2004, ce que lui interdit la Constitution, l’opposition
tente de s’organiser. Un système pyramidal Prison sans barreaux (1) Sihem Ben Sedrine est porte parole du Conseil national des libertés en Tunisie ( CNLT) et directrice de la Maison d’édition Aloès. Elle a été arrêtée le 26 juin 2001 puis libérée le 11 août 2001. Elle reste inculpée et doit comparaître devant le tribunal. (2) Dirigée par Hachemi Hamdi, la télévision par satellite consacre tous les dimanches après-midi une émission intitulée "Le grand Maghreb arabe" en invitant des personnalités telles Me Mohktar Trifi, Mohamed Moadda, Slah Jourchi, Khémais Chammari, Mohamed Charfi, Khémaies Ksila, Taoufik Ben Brik, Mustapha Ben Jaafar, Omar Shabou... (3) Voir la lettre ouverte du juge Yahiaoui adressée au Président Ben Ali publiée le 6 juillet 2001 dont la traduction en français se trouve dans le bulletin d’information du CRLDHT du 13 juillet 2001. (4) La première grève générale des avocats a eu lieu le 28 avril 2000 et a connu un très grand succès confirmé par l’élection, fin juin 2001, pour la première fois, d’un nouveau bâtonnier, indépendant du pouvoir, Me Bechir Essid (5) Cf. Nicolas Beau et de Jean Pierre Tuquoi , " Notre ami Ben Ali - L’envers du "miracle tunisien". La Découverte, Paris 1999. (6) On estime à plus de dix mille le nombre des interpellations et à plus de 5000 les condamnations au cours de la décennie 1991-2001. (7) Cf. "Torture en Tunisie ? 1987-2000 ; plaidoyer pour son abolition et contre l’impunité ", publié par le CRLDHT; édition Le Temps des Cerises, Paris, 2000. (8) Cf. Taoufik Ben Brik " Une si douce dictature ; chroniques tunisiennes 1991-2000", La Découverte-Reporters Sans Frontières-Aloès, Paris, 2000. (9) Le RCD ? parti au pouvoir depuis 1956- revendique plus de 1,5 millions d’adhérents. (10) Voir les rapports du CNLT : "l’état des libertés en Tunisie", 15 mars 2000; "la situation dans les prisons tunisiennes ", octobre 1999 ; le rapport de Khémaies Ksila sur " la situation carcérale et la vie quotidienne dans les prisons " publiée par la Lettre de la FIDH; les rapports des organisations internationales ? Amnesty International, Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, Huaman right watch, Reporters Sans frontières, Organisation mondiale contre la torture ? et les rapports de la trentaines de missions d’observation qui se sont rendues en Tunisie les trois dernières années. (11) Un rapport réalisé par la LTDH en cours de finalisation décrit la situation catastrophique de la presse et des médias. Le transfert récent des deux articles liberticides (art 49 et 52 ) du code de la Presse au Code pénal n’est qu’un tour de passe-passe coutumier. Ces deux articles ont servi de chefs d’inculpation dans tous les procès qu’a connus la Tunisie pendant la dernière décennie. Kamel JENDOUBI
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| LE MONDE DIPLOMATIQUE - OCTOBRE 2001 . | ||
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Khayyam : Comment tu définis-tu ? Un commentateur
politique, un humoriste ou tout simplement un journaliste ?
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| Interview réalisée au Café de Tunis le 2 octobre 2001 . | ||
PARLEMENT EUROPEEN
Mme SIHEM BEN SEDRINE PARMI LES CANDIDATS FINALISTES POUR LE PRIX SAKHAROV Strasbourg, le 3 octobre 2001. La Commission des Affaires Etrangères du Parlement européen a procédé hier à la sélection des trois candidats finalistes pour le Prix Sakharov 2001. Parmi les 9 candidatures présentées la Commission a retenu la candidature conjointe de M. Izzat Ghazzawi (Palestinien) et de Mme Nurit Peled-Elhanan (Israélienne), celle de l'Archevêque de Lubango, Don Zacarias Kamuenho (Angola) et celle de Mme Sihem Ben Sédrine, éditrice, porte-parole du Comité National pour les Libertés en Tunisie (CNLT). Déclaration d'Olivier
Dupuis "La sélection de la candidature au Prix Sakharov de Mme Sihem Ben
Sédrine par la Commission des Affaires Etrangères est d'ores et déjà une
reconnaissance de l'importance fondamentale de la bataille menée par Mme
Ben Sédrine en faveur de la liberté, de la démocratie et de l'Etat de
Droit dans son pays, la Tunisie, un pays qui en a besoin comme le pain.
C'est aussi, dans le contexte difficile qui est le nôtre après les
tragédies de New York et de Washington, un premier signal positif d'une
prise de conscience croissante en Europe quant à la nécessité de soutenir
avec force et détermination tous ceux qui luttent dans les pays arabes
pour l'affirmation de la démocratie et de l'Etat de Droit, parce qu'ils et
elles sont convaincus que la seule primauté qui vaille en termes de
civilisation est celle de la démocratie, de la liberté et de l'Etat de
Droit." | ||
| Olivier Dupuis - Agora mailing list. 3 octobre 2001 . | ||
C.R.L.D.H. Tunisie Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie | ||
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| Mettant à profit les concertations diplomatiques
internationales et la campagne mondiale de lutte contre le terrorisme,
l’Etat-RCD durcit sa politique répressive et relance officiellement la
candidature du Chef de l’Etat à un quatrième mandat présidentiel en 2004,
ce au mépris des dispositions constitutionnelles en vigueur.
L’agression contre la délégation d'Amnesty international Alors que les autorités tunisiennes avaient annoncé qu’elles
envisageaient favorablement le séjour à Tunis d’une délégation d’Amnesty
International qui avait notamment demandé à rencontrer le ministre des
Droits de l’homme, cette dernière composée de M. Jérôme Bellion- Jourdan
et Philip Luther a été soumise dès son arrivée à une filature
d’intimidation rapprochée et visible qui s’est terminée par une
inqualifiable agression physique. Chronique de la répression Informations de la LTDH : Précision : Dans le communiqué du CRLDHT du 25 septembre 2001
consacré à la dénonciation de la machination politique et policière dont
Khémaies Ksila, secrétaire général de la LTDH et partant la ligue
elle-même ont été victimes, l’évocation de l’ATFD ne se réfère à aucune
prise de position publique de cette dernière et ne vise nullement à en
suggérer une. Le commentaire concernant l’ATFD avait pour but de signaler
que cette association -que le CRLDHT a toujours soutenue-, avait fait
preuve, dans cette affaire, d’une écoute et d’une sollicitude conformes à
sa vocation, que cette attitude n’était nullement contradictoire avec la
volonté de constante vigilance des animatrices et militantes de
l’association comme avec leur pleine solidarité avec la LTDH dans les
épreuves auxquelles cette dernière est confronté. Tel est l’unique sens
qu’il convient de donner au commentaire du CRLDHT. | ||
| Paris, 3 octobre 2001 . | ||
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Une nouvelle manœuvre pour déstabiliser la L.T.D.H. Le CNLT est vivement préoccupé par la multiplication des mesures de harcèlement qui visent l'étranglement des ONG de droits humains ces derniers temps. L'année 2001 a été dominée par le feuilleton judiciaire de la LTDH à qui les autorités tentaient par le biais d'un procès en annulation des travaux du dernier congrès, de retirer le visa légal pour "délit d'autonomie" , au lendemain de son cinquième congrès. Grâce à une forte mobilisation de la société civile et des réseaux internationaux de défense des droits humains, une demi victoire judiciaire a été arrachée, confinant la LTDH dans une semi-légalité pour son activité courante. A peine a-t-elle repris possession de son local et commencé à organiser son activité de défense des droits de l'homme, qu'elle fait l'objet d'une vaste campagne organisée dans les officines du Ministère de l'Intérieur et relayée par la presse de caniveau, visant à discréditer la vice-présidente de la LTDH, Madame Souhayer BELHASSEN. Cette campagne est mise à profit par certains éléments manipulés au sein de la LTDH, pour provoquer une "crise interne", qui est circonscrite et échoue. Mais, ces derniers jours, et en l'espace d'un mois, une deuxième campagne de diffamation est organisée par les mêmes officines, ciblant son secrétaire général, Khémaïs KSILA, et tente d'obtenir par une implosion, ce que les recours judiciaires n'ont pas réussi à réaliser, le gel des activités de la LTDH. Cette fois, les grands moyens sont utilisés et de lourdes pressions sont exercées sur la secrétaire de la LTDH, l'obligeant à porter plainte pour "harcèlement sexuel" contre le secrétaire général, Khémaïs KSILA. Une campagne de presse crie à l'immoralité des dirigeants de la LTDH et les mêmes éléments que l'on a vu à l'œuvre dans toutes les crises qu'a connu la Ligue ces derniers temps, reviennent à la charge pour tenter de faire éclater le comité directeur. Le CNLT, en accord avec l'opinion démocratique, n'est pas dupe de l'objectif assigné à ces manœuvres et ne peut accorder aucun crédit aux préoccupations "de bonnes mœurs" des officines du Ministère de l'Intérieur habituées à recourir au montage de documents pornographiques préfabriqués pour atteindre à l'honneur des militants de droits humains ou des opposants, les salir et discréditer leur action. Ces mêmes officines qui n'hésitent pas à recourir à la torture sexuelle sur les prisonniers et aux abus sexuels sur les familles ne peuvent pas être dignes de foi sur le chapitre des bonnes mœurs. Il réaffirme sa solidarité avec la LTDH et son comité directeur dans cette campagne qui cible son intégrité et tente de la détourner de ses vrais objectifs que sont la dénonciation des atteintes aux droits humains - qui se sont multipliées ses derniers temps - et taire ainsi sa voix. Il appelle les ONG de la société à se mobiliser en vue de déjouer ces manœuvres, à faire preuve de vigilance et apporter leur entière solidarité avec la LTDH. Sihem BENSEDRINE | ||
| CNLT - Tunis, le 21 septembre 2001 . | ||
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La fin du mois dernier a connu des évènements importants, tant sur le
plan national qu’international, qui nécessitent une mise au point du parti
du Congrès Pour la République. Pour le Congrès Pour le République | ||
| Chokri HAMROUNI - Paris, le 04 octobre 2001 . | ||
Nous-soussignés Abdelmoumen Belanès et Ali Jellouli,conformément à notre déclaration du 26/09/2001, faisant état de notre décision d'entamer une grève de la faim à partir du jeudi 4 /10/2001,pour l'obtention de nos passeports,arbitrairement confisqués,par les autorités tunisiennes; Informons l'opinion publique de ce qui suit: -Nous avons aujourd'hiu 4 octobre 2001 déclenché notre grève de la faim. -Suite à notre action, Concernant Abdelmoumen Belanès; 1 - Le district de police de Monastir lui a délivré un passeport en date du 4/10/2001. 2 - Il lui a été délivré également,et datant du meme jour,la notification d'un avis de recherche pour une condamnation par contumace d'une année et 16 jours de prison ferme prononcée contre lui en Janvier2000!!,en rapport avec un proçès d'opinion remontant à 1992,et oû un non-lieu en sa faveur,a été prononcé. 3 - Ayant fait opposition aujourdh'hui-meme à cette nouvelle condamnation,Abdelmoumen Belanès devra comparaitre devant le tribunal de Monastir le 22/10/2001. Concernant Ali Jelloui; -Les autorités policières de Kebili ont contacté sa famille pour l'informer qu'il pouvait avoir son passeport,tout en refusant catégoriquement de le leur délivrer,sous prétexte qu'il doit se déplacer de Tunis et se présenter personnellement au district de police de Kebili pour le retirer. Prenant en compte l'évolution de la situation,nous décidons d'arreter notre grève de la faim jusqu'au jeudi 11/10/2001,date limite pour la reprendre,au cas oû Ali Jellouli retournera de Kebili sans son passeport. Nous affirmons de nouveau notre ferme volonté de poursuivre notre juste combat,par tous les moyens possibles jusqu'à l'obtention complète de tous nos droits civils et politiques. Nous présentons nos sincères remerciements à toutes les composantes du mouvement démocratique et progressiste qui nous ont témoigné leur solidarité;et nous tenons à remercier particulièrement les militants qui ont oeuvré pour la constitution d'un comité de soutien à notre cause: 1-Chokri Latif(écrivain) 2-Salah Hamzaoui(universitaire) 3-Fawzi Ben Mrad(avocat) 4-Mohamed Jemour(S.G conseil de l'ordre des avocats) 5-Ali Ben Salem (résistant) 6-Souad Gharbi(militante MDS-direction Moaada) 7-Radhia Nasraoui(avocate) 8-Habib Ziadi(avocat,CD LTDH) 9-Tawfik Ben Brik(journaliste) 10-Mohamed Maali(journaliste). A.Belanès & A.Jellouli | ||
| A.Belanès/A.Jellouli - TUNIS LE 4 OCTOBRE 2001 . | ||