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Proxy 3
Le bas-fond de la solidarité nationale
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| Arrestation du dénommé
ettounsi |
La bande à Ab-Ab (Abdelwahhab Abdallah) n'a pas encore digéré la
pénétrée de leur compère SLEH auprès du service d'embouteillage de la
Dakhilia surtout après que l'éminence grise du palais de Carthage a
découvert en furetant dans ses bandes magnétiques que j'étais derrière le
coup monté, c'est ainsi que votre ami anonyme ettounsi a été convié encore
une fois à passer une soirée au sein de la périlleuse coupole de
Zabanostra sous le prétexte fallacieux de la commémoration de
l'anniversaire du sacro-saint 26-26, né un certain 8 décembre. Le 7
décembre de chaque année les pilleurs de l'ère cédée se rassemblent à la
salle Hannibal pour répartir la pactole d'une année de dure besogne, SLEH
le chargé de cérémonie a jugé bon d'ajouter mon nom à la liste des invités
pour régler l'affaire en suspens de la bouteille Boufes chinoise, c'est
ainsi que j'ai reçu la veille de la solennité une convocation musclée au
palais de l'injustice de Carthage que je ne pouvais pas décliner surtout
que deux flics de la DST m'ont emmené contre mon gré à une des 500
boutiques de Makni® où ils m'ont mis un smoking noir taille 32. Makni®
qui était au courant de ce qu'allait m'arriver plus tard m'a conseillé de
porter une ceinture de chasteté ! avant d'ajouter "Pingouin, n'oublies pas
de saluer SLEH de ma part". C'est à ce moment là que j'ai compris dans
quel pétrin je me suis mis et qu'il faut que je penses dés à présent à une
issue honorable d'autant plus que je n'avais aucune envie de me faire
dépuceler par un emballage !
Le long du trajet qui mène au palais des 26 et 26 nuits j'avais le cul
entre 2 chaises (© hasni) un flic était à ma gauche et le sergent Garcia
(deux autres) à ma droite, soudain tout le Grand Tunis tombe dans le noir,
fou de joie je m'adresses au chauffeur : " Allez sois cool, ramènes moi à
la case départ, avec ce black-out ils vont sûrement annuler la fête " Le
chauffeur fait la sourde oreille et accélère davantage en murmurant à son
voisin " La fête a commencé " !!!
La meilleure défense est l'ATTAC (© ettounsi)
Dés mon arrivée au castel j'ai compris le pourquoi du black-out du
Grand Tunis, la fête de la bande mafieuse des gougeas a consommé la
totalité des 500 méga watts/heure que pouvait produire la centrale de
Rades, du haut de la colline de Byrsa tout Tunis baignait dans la
tristesse et le spleen. Cette nuit là ma douce Terchiche n'avait rien à
envier aux innombrables zones d'ombre du pays !
ZABA et Lilas la capillicultrice se dressaient l'air menaçant et le
sourire narquois devant la porte comme les deux lionceaux du Parlement du
Bardo, chaque chef de famille se prosternait longuement devant le couple
avant de réciter ses louanges à l'artisan de la Tunisie nouvelle. Quand
mon tour est arrivé je ne savais vraiment quoi dire et c'est heureusement
Halima la fille du boss qui m'a sauvé en me présentant comme étant un
membre de la famille Adams ! C'est vrai que je suis terrorisé chaque
fois que je rencontres ZABA, mais je ne savais pas que j'avais le faciès
d'un membre de l'Adam's family. Halima en m'accompagnant à l'intérieur
du fastueux palais me dévoile le plan de la bande à Ab-Ab et me demande si
j'ai préparé un plan pour fuir à ma fatalité. - " Non je n'ai rien
préparé encore, mais au fait vous n'êtes pas encore assez jeune pour voir
des films d'horreur et écouter Marylin Manson ? " " Tu sais c'est
Abelbacou Hairmissed le ministre de la culture qui m'a fait aimer ce genre
de films série B, il est très drôle ce mec et chaque fois que le suspense
atteint son apogée sa perruque tombe par terre " " Et Marylin Manson
c'est pas un peu dur pour toi ? " " J'adore le punk et le hard rock
mais en ce moment vu la situation difficile que traverse notre pays
j'écoute plutôt de la musique engagée genre Rage Against The Machine
" " Oui je comprends tu dois sentir de la rage devant la machine à sous
du casino de Hammamet pendant tes vacances d'été " " Tu es vraiment
désagréable toi ! Moi aussi je penses comme vous malgré que mon père
gouverne " " Je plaisantes je ne voulais pas te vexer, d'ailleurs je
vais te faire un cadeau dans les prochains jours, c'est Œdipe roi de
Shakespeare, on ne sait jamais… " Je laisses Halima perplexe et je me
dirige vers le festin royal tout en espérant ne pas croiser le chemin du
malheureux SLEH.
Par malheur SLEH était en compagnie du maître des lieux et j'avais un
étrange sentiment que j'étais le triste sujet de leur conversation c'est
ainsi que j'ai concentré tout mon courage en me lançant vers ZABA. - "
Bonsoir monsieur le précédent, j'ai à vous parler en privé c'est très
grave " - " Bien sûr mon fils, allez dégage SLEHeddine on en parlera
après à propos d'ettounsi " ZABA se retourne vers moi " Alors tu as des
doléances mister Adams " Je le savais depuis longtemps que notre
président était con et amnésique mais je n'ai jamais cru qu'il pouvait
être dans un stade si avancé et il m'a fallu asphyxier ma crise de
rire. - " Oui j'ai un secret à vous révéler, c'est que Ab-Ab et sa
bande ont décidé d'appliquer la taxe Toubon en Tunisie sans prendre votre
avis ni celui du parlement et de se partager la recette " ZABA devient
instantanément exécrable et lances son chien Tawfik Bouboune à la
recherche de la bande à AB-Ab en proférant des menaces inconcevables.
Des idiots suspectés d'intelligence !!!
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Deux minutes plus tard le conseil de guerre était au complet à la salle
Nueremberg, la bande à Ab-Ab était quant à elle sur le banc des
accusés. ZABA informe ses victimes de leurs chefs d'inculpation : -
Association de malfaiteurs - Abus de biens sociaux - Intelligence
avec l'ennemi (ATTAC Tunisie - RAID) SLEH n'attend même pas le reste et
commence à pleurnicher comme d'habitude : " Je te jures sur la tête de ma
mère que je n'ai rien fait de bien, ni moi, ni mes compagnons, depuis
l'avènement du changement " Ab-Ab ajoute une couche " Wallahi, il dit
la vérité, je n'ai jamais eu de contacts avec Sadri Khiari ni aucun autre
membre du RAID et d'abord c'est quoi l'attaque Tunisie ? est ce qu'on est
en guerre ?" Municef Goujat se défend admirablement " Mais je n'ai rien
fais moi sinon reproduire le même éditorial depuis que je suis directeur
de La Presse, si vous me l'avais demandé je l'aurais changé depuis
longtemps " ZABA n'en peut plus et hurle sa sentence " 72 heures de
suspension au palan pour Ab-Ab, 26 séances de " poulet rôti " pour le
pasticheur Goujat et 7 heures d'embouteillage pour SLEH " SLEH
n'arrives pas à cacher sa joie ce qui pousse ZABA à ajouter " Cette fois
mon choux ça sera une bouteille de gaz " SLEH les larmes aux yeux
dédramatise : " Gaz de ville ou gaz butane ? "
2 b continued… ettounsi
de tunezine
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(-: OMAR
M'A TUER :-)
Encore une atteinte gravissime à l'intellect des liseurs tunisiens
vient d'être perpétrée par une poignée de députés et transmise par un
pasticheur es-langue de bois nommé M'hamed Jaïbi, heureusement que le
traducteur assermenté de l'opposition tunisienne Omar Khayyâm était aux
aguets pour nous gloser l'inintelligible souillure d'encre baptisée " Des
députés appellent à une nouvelle candidature de Ben Ali " parue sur les
colonnes de l'ignoble torchon la Presse de Tunisie du 5 décembre
2001.
"Ben Ali est une catastrophe nationale et même
la catastrophe nationale la plus grave depuis l'indépendance", dira
M. Abdellatif Ben Mekki.
"Un quatrième mandat pour le général Ben Ali, a
lancé Mme Faouzia Chakroun Abid, nuit à l'intérêt supérieur
de la patrie".
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| O.K. a mis ZABA K.O. |
Vingt-huit députés devaient prendre la parole pour débattre du projet
de budget de la Présidence de la République. Les députés ont exprimé leur
colère quant à la marche résolue de la Tunisie sur la voie du
sous-développement politique et de la médiocrité, fustigeant les choix
policiers du général Ben Ali et de la dictature sans pareille que subit
notre pays sous sa conduite despotique arriérée. Relevant le niveau de
corruption, de népotisme et de brutalité policière atteint, les députés
ont condamné la répression féroce menée par la Présidence de la République
à tous les niveaux, contre tous les militants des droits humains et toutes
les organisations indépendantes du pays. Tous les intervenants ont crié
halte à l'action policière sans relâche menée par le chef de l'Etat dans
tous les domaines économique, politique, social, culturel, sur la base du
programme dictatorial d'avenir, réaffirmant leur rejet de sa personne et
l'exhortant à quitter le pays qu'il est en train de mener au
précipice. Les députés ayant pris la parole ont, un à un, appelé le
président Ben Ali à démissionner et de ne pas se présenter pour un nouveau
mandat lors de la prochaine élection présidentielle, afin de mettre fin à
l'œuvre de destruction de la société civile engagée depuis le Coup d'Etat
du 7 novembre 1987, une voie qui ne mène qu'à la corruption et à la
médiocrité. Le député, Hédi Chaïr a, dans cette optique, proposé que la
Chambre des Députés se charge concrètement de procéder à la destitution du
président. "Un quatrième mandat pour le président Ben Ali, a lancé Mme
Faouzia Chakroun Abid, nuit à l'intérêt supérieur de la patrie". "Ben Ali
est une catastrophe nationale et même la catastrophe nationale la plus
sévère depuis l'indépendance", dira M. Abdellatif Ben Mekki. Marquant
la férocité de la bataille policière menée contre les opposants et les
militants pour les libertés civiles, sous la houlette du général Zine El
Abidine Ben Ali, les députés ont condamné avec force le manque de
transparence dans la gestion du soi-disant " du Fonds de solidarité
nationale "26-26", qui ouvre, devant d'importantes franges de la mafia au
pouvoir l'opportunité d'accéder à un statut " digne " ou à la possibilité
de fonder une entreprise, tout en mettant en chantier de nouveaux palais
présidentiels, ce qui en a déjà fait une honte à l'échelle internationale.
Plus jeune députée, Mlle Lobna Ghayaza a rappelé l'importance de la lutte
pour les libertés civiles pour ceux de sa génération dont c'est le premier
souci, souhaitant voir le CNLT mettre sur pied une véritable banque
d'idées de projets à la disposition des candidats à la présidentielles
2004. Plusieurs députés ont regretté l'expérience du soi-disant "Fonds
de solidarité nationale " pour condamner les importantes malversations
qu'il a permis dans toutes les sphères du pouvoir. Allant plus loin, le
député Mohamed Troudi, enregistrant le nombre important de demandes
adressées au "26-26" par les familles mafieuses qui gouvernent le pays,
propose sa liquidation pure et simple. Le député lance l'idée de deux
journées nationales annuelles de protestation contre la torture et la
dérive sécuritaire du régime.
Omar Khayyam.
e : Un petit cadeau à Municef Goujat
le patron de La Presse de la part d'Anatole France :
" Le méchant se repose
quelquefois, le sot jamais "
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Page 67
" Aetas parentum peior avis tulit nos nequiores, mox daturos progeniem
vitiosorem. "
Horace (65-8 av. J.-C.) est l'auteur de ces mots tirés de son œuvre les
Odes - Livre III. Traduction pour les nuls en latin comme moi : "
Nos pères, pires que nos grands-pères, nous engendrèrent, nous plus
chétifs encore, et nous donnerons une progéniture encore plus disgraciée
". Page 67 de La révolte des masses de José Ortega y Gasset.
C'est vrai que ces écrits sont toujours d'actualité et alimentent
encore des discussions mais je vais vous surprendre car ce n'est pas leur
justesse qui m'a poussé à poster mon message aujourd'hui, le problème est
que j'ai constaté avec amertume que les tunisiens ont arrêté de bouquiner
et de se cultiver ! Au lieu de cracher dans la soupe de ma " putain de
race arabo-musulmane" comme s'amusent beaucoup à le faire ces jours ci, je
vais essayer de trouver une solution à ce cul-de-sac. Chacun de nous
possède quelques livres éparpillés partout ou rangés dans une bibliothèque
mais il n'a jamais eu le temps de les feuilleter pour ne pas dire les
lire, alors voilà ma solution : 1) Choisissez un numéro de préférence
entre 1 et 99, si vous favorisez un nombre très grand, exemple 7111987,
c'est que vous êtes et que vous demeurerez des imbéciles heureux. 2)
Prenez un livre au hasard et lisez la page correspondante au numéro
choisi, il se peut que le livre vous plait alors vous avez lu un livre et
c'est un bon début. 3) Sinon prenez un autre et ouvrez la même page et
lisez. 4) Si le troisième livre ne vous plait pas c'est que vous êtes
des sots qui viennent juste de lire en 2 minutes 2 pages de 2 livres
différents.
Le chemin est toujours meilleur que l'auberge - Cervantès - Don
Quichotte.
ettounsi
de tunezine a choisit la page 67
!
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"D'autres Ben Laden
pourraient bientôt surgir"
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Rached Ghanouchi, exile politique islamiste tunisien, croit que
l'attaque militaire américaine contre l'Afghanistan ne fait que
transformer Oussama Ben Laden en un mythe: "C'est pour la première fois de
notre histoire qu'existe un tel héros" Taz : Dans vos premières
réactions aux attentats de New York et Washington vous avez reconnu aux
USA leur "droit à l'autodéfense". Maintenez-vous la même position après
les bombardements américains en Afghanistan ?Rached Ghanouchi : Nous
condamnons, aujourd'hui, les terribles attaques terroristes du 11
septembre. Il s'agit, en l'occurrence, d'un crime. Mais ne pouvons
légitimer la réaction USA. Nous sommes contre la guerre. Car la guerre ne
va que causer plus de victimes civiles innocentes. C'est que nous
constatons avec chaque jour qui passe. La guerre ne résout pas le problème
du terrorisme. • Quoi alors? Nous devons trouver une voie qui mène à
l'arrestation des responsables des attaques terroristes et leur
comparution devant un tribunal international. A cet effet on doit mener
une enquête minutieuse pour trouver les commanditaires de ces actes. •
Et de quelle manière cela va-t-il opérer? Eh bien, ce que je vais dire
en moment parait peut-être utopique. Mais dans le cas de l'affaire
Lockerbie cette solution a été opératoire. Ce n'était pas facile, mais en
fin de compte le tribunal a condamné les coupables. Il y a sûrement
d'autres possibilités que les bombes pour faire des pressions sur les
Talibans. On ne peut pas châtier tout un pays pour le crime de
quelques-uns : • Comment pourriez-vous définir le régime des
Talibans? Je ne suis pas d'accord avec ce régime. Ils ont une
interprétation très conservatrice de l'Islam. Cela nuit plus qu'il ne sert
à l'Islam. Mais aucun n'a le droit de renverser ce régime de l'extérieur,
ni l'ONU, ni encore moins les USA ou la Grande Bretagne. Ceci incombe
uniquement au peuple afghan lui-même. • Comment le mouvement islamiste
a-t-il pu produire un tel potentiel de violence? Le terrorisme n'a ni
religion ni raison. Il y a partout des hommes et des groupes qui essayent
d'atteindre leurs buts par la violence. Ceci n'est pas spécifique à
l'Islam. La plus grande majorité du mouvement islamique est contre l'usage
d la violence. Même là où ils sont réprimés par des régimes dictatoriaux,
qui sont d'ailleurs soutenus par l'Occident lui-même. Je ne peux
qu'affirmer, encore un fois et sans cesse: L'Islam ne prêche pas la
violence pour atteindre nos objectifs. • Vous êtes contre la violence,
mais vous montrez toujours de la compréhension pour les causes du
terrorisme Je ne cherche aucune justification de la violence. Mais
j'essaye de démontrer les raisons qui poussent des jeunes à se convertir à
la violence. Je voudrais seulement rappeler le cas de l'Algérie. La
déflagration de la violence n'est que le résultat du putsch de l'armée qui
a interdit le Front Islamique du Salut (FIS), vainqueur des élections [de
1991]. La responsabilité pour la violence dans ce pays, comme dans
d'autres, incombe aux dictateurs. En plus il y a le colonialisme, les
rapports inéquitables entre le Nord et le Sud. La meilleure voie pour
contrecarrer ces groupes islamiques violents est la recherche des causes
et la lutte contre ces fléaux. Les droits démocratiques et sociaux doivent
être préservés. Naturellement l'on doit trouver une solution au problème
palestinien et l'Occident peut aider à la trouver. La violence va
disparaître automatiquement. • La guerre contre le terrorisme
international aura-t-elle des répercussions sur le Maghreb? Le
Bombardement de l'Afghanistan, le massacre de victimes innocentes vont
avoir des conséquences dans beaucoup de pays islamiques. Le déploiement de
cette gigantesque machine militaire contre un petit groupe terroriste va
produire des mythes. Oussama Ben Laden devient de plus en plus un héros
populaire. Un nombre grandissant de gens le voit comme le grand défenseur
de la cause palestinienne ou le grand opposant au régime saoudite. Vous
pouvez voir la photo de Ben Laden partout dans les pays islamiques. C'est
la premières fois dans notre histoire qu'existe un tel héros. Il n'est pas
très difficile de tuer Ben Laden par un missile ou par un commando
d'élite, mais la solution n'est pas là. Car d'autres Ben Laden peuvent
bientôt surgir.
Interview par : Reiner Wandler
Rached Ghanouchi (60 ans) est l'un des précurseurs de l'islamisme
politique. Le président du parti islamiste tunisien Ennahdha (Renaissance)
vit en exil à Londres depuis dix ans. Son parti a été interdit par le
président Zine El Abidine Ben Ali après une vague de protestation contre
l'augmentation des prix des produits de première nécessité ! [ point
d'exclamation du traducteur] Aujourd'hui quelques 1000 partisans d'Ennahda
sont encore emprisonnés en Tunisie.
Traduit de l'allemand par Omar
Khayyam
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A propos de : "IDEES
SOLIDAIRES" de l'apposition ou "PENSEES UNIQUES"
Ma première réponse à Al Mazri :
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Contrairement à ce que pensent beaucoup de nos amis anonymes je lis et
j'apprécies ce que poste notre compatriote Al Mazri car j'ai toujours coté
ce dicton français : " Rien ne se connaît que par la différence " et AL
Mazri en a à en revendre ! Al Mazri tente toujours de se démarquer du
lot et laisse toujours planer cet énigme autour de son rôle politique
historique et atypique : " Al Mazri est avec nous ou avec les autres ?
" Je penses personnellement que ce monsieur n'est ni avec nous ni avec
les autres car comme il le dit lui même et avec beaucoup de modestie, il
est " citoyen ordinaire ", je ne sais pas si Al Mazri a pris la peine de
boire un jour un thé à la menthe avec un " Citoyen ordinaire " en lui
demandant ce qu'il pense de Ben Ali, moi je l'ai toujours fait et je
continue à le faire. Notre " citoyen ordinaire " niveau Bac - 7, marié,
père de 4 enfants et qui gagne au bout d'un mois de travaux forcés 180 DT
pense que le vrai changement ne peut se faire qu'a travers la rébellion,
les gens qui l'ont baisoté depuis qu'il a ouvert ses yeux ne méritent
qu'un coup de pioche ou de pelle en pleine figure, en " apposant " " Il y
a trop d'arabes en Tunisie, il nous faut un séisme, des inondations ou
n'importe qu'elle autre calamité pour nous ramener à un ou deux millions !
". Si par malheur ce " citoyen ordinaire " arrive à savoir que je possède
un ordinateur et une connexion Internet il n'oubliera jamais de me lyncher
le jour j car selon sa vision élémentaire de la politique je suis un riche
fils de riches donc un pourri et un impliqué avec le régime !!! Je vous
assures que ce n'est pas une galéjade et les incidents du 3 janvier 1984,
pour ceux qui respectent l'histoire, sont la meilleure preuve.
Alors que et qui représente notre ami qui est en réalité un " citoyen
extraordinaire " ? Certains vont être déçus par ma réponse car
contrairement à toute attente il représente la majorité, non des tunisiens
ordinaires, mais des internautes tunisiens qui s'intéressent à la
politique et je pense aussi dur comme fer et sans jeter des fleurs que les
500 netoyens (Statistiques approuvés) qui forment notre communauté
politico-virtuelle sont le fleuron de l'intelligentsia tunisienne. On y
trouve au sein de cette communauté de tout : les représentants des trois
religions monothéistes, des athées, des anarchistes, des démocrates
progressistes… et contrairement à ce que pensent beaucoup très peu de
destouriens et ceux qui font semblant de l'être sont en réalité mandatés
par d'autres pour jouer les troubles fêtes et semer la zizanie
(Statistiques approuvés).
Le culte de la personnalité !
AL Mazri dit : " A moins de vouloir rajouter un peu plus de confusion
ou à des fins opportunistes, pourquoi les ténors qui se font l'écho de la
contestation, prêtent-ils leur nom à des élections (même) virtuelles,
s'ils n'entendent pas exercer un jour le pouvoir ? "
Les Marzouki, Ben Sedrine, Ben Brik, Hosni… n'ont jamais demandé à
personne de parler de leurs misères quotidiennes, ni d'ajouter leurs noms
à des élections virtuelles non plus et si nous parlons d'eux et que nous
les défendons avec admiration ça ne veut pas dire que nous sommes prêts à
les suivre les yeux fermés car si nous évitons de les critiquer
aujourd'hui qu'ils sont dans l'opposition, ils auront demain à faire à des
gens qui les connaissent bien et qui sont prêts à les critiquer sans
relâche chaque fois qu'ils manquent à leurs engagements. Autre chose,
alors que d'autres proposent à notre jeunesse des idoles éphémères genre
Chokri EL Ouaer, Chokri Bouzaiene … Nous pensons que l'avis de Chokri
Hamrouni est plus instructif. Personnellement j'attend une démocratie
qui n'arrivera peut être jamais de mon vivant et le jour où je quitterai
sans regrets ce bas monde je souhaite que quelqu'un de ce que certains
appellent abjectement populace se souvienne de moi en disant à visage
couvert que c'est grâce à des anonymes qu'il a aimé la politique et qu'il
a appris à dire NON.
Jusqu'à présent je n'ai pas répondu à la question principale de Al
Mazri : " Le citoyen Tunisien "qui aura à choisir" entre le programme de
"SON" Opposition (au singulier comme au pluriel) ou de "SA" Majorité,
n'est t'il pas en droit de s'attendre que tous lui exposent leurs idées et
leurs programmes ? " et puisque le moment est propice je vais le
faire.
Donnes moi ton programme ? sinon…
Hélas je ne suis pas un politicien, mais j'ai quand même un programme
en 7 points malgré toutes ses carences et qui n'a rien à voir ni de prés
ni de loin avec le programme de l'ère cédée (RCD) malgré toutes les
apparences qui sont, comme tu le sais si bien, trompeuses :
1 - Appliquer le Destour et les lois en vigueur. 2 - Appliquer le
Destour et les lois en vigueur. 3 - Appliquer le Destour et les lois en
vigueur. 4 - Appliquer le Destour et les lois en vigueur. 5 -
Appliquer le Destour et les lois en vigueur. 6 - Appliquer le Destour
et les lois en vigueur. 7 - Appliquer le Destour et les lois en
vigueur.
J'espère que je n'ai pas été très long avec mon programme en 7 points,
qui sont tous compatibles et complémentaires, et que je n'ai pas fait
recours à la langue de bois que mes 500 compatriotes virtuels essayent de
fuir en se rendant chaque jour sur le seul endroit libéré de la Tunisie
post coloniale. Avant que certains m'assomment avec leurs critiques,
qui sont toujours édifiantes, j'espère qu'ils lisent et relisent mon
programme car il contient toutes les réponses à nos équivoques et à nos
doléances :
- Mon programme approuve L'amnistie générale. - L'indépendance de la
justice est compatible avec. - La liberté d'expression est
garantie. - L'égalité devant la loi est sûre. - La séparation entre
les pouvoirs est évidente. - Le partage de la richesse est
garanti. - Mon programme est enfin de compte copié et collé du seul
produit digne d'intérêt de nos 45 ans d'indépendance car conforme à toutes
les chartes et conventions internationales que la Tunisie a toujours signé
sans réserve, mon programme c'est notre Constitution qui n'est pas l'œuvre
de Zine Abidine Ben Ali et sa bande mafieuse de gougeas mais l'apposition
des idées de gens de la trempe de Tahar Haddad, Abdelaziz Thâalbi, Farhat
Hached et Abulkacem Ech-chebbi... Dommage que je ne suis pas Tahar
Haddad mais je sais depuis mon jeune âge faire la différence entre un
tunisien honnête et un goujat vaurien.
Avec mes respects Monsieur le citoyen ordinaire et considère cette
petite réponse comme un hommage à toutes tes appositions et à ta
contribution dissidente à l'édification de la Tunisie plurielle.
ettounsi
de tunezine
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Fuite en avant dans le
tout-sécuritaire
Le CNLT est vivement préoccupé par les nombreuses violations aux droits
humains enregistrées durant le mois écoulé ainsi que la multiplication des
procès politiques. Aucun de ces procès n'a été conforme aux standards
internationaux d'un procès équitable, la loi tunisienne en matière de
respect des droits de la défense a été systématiquement bafouée. Certains
suspects livrés par des pays tiers (notamment l'Italie), alors qu'ils
étaient candidats au refuge politique, ont été instrumentalisés pour
conforter la thèse de la lutte anti-terroriste, alors que leurs dossiers
ne comportaient aucune preuve à charge, sinon le délit d'opinion.
Séquestration, procès préfabriqués, torture dans les prisons, déni de
droits élémentaires, gangstérisme de la police politique à l'égard des
dissidents et des opposants sont autant de symptômes du délabrement de
l'Etat de droit.
1 - Séquestration : Khaled Ben
Amor Rebai, qui a fini de purger une peine de quatre ans à laquelle il
avait été condamné à Sfax et qui s'est achevée le 30 mai 2001 est, depuis
lors, maintenu illégalement en détention à la prison civile de Tunis. Il
avait été poursuivi pour les mêmes faits devant la cour d'appel de Tunis
qui l'a relaxé le 26 juin 2001, en vertu de l'autorité de la chose jugée.
Mais l'administration pénitentiaire continue de le séquestrer. M.Lassaad
Baroudi serait dans la même situation. Pour sa part, M. Zouhayr Yacoub
vient d'être libéré le 7 novembre 2001, après avoir été séquestré, dans
des conditions similaires, durant plus de quatre mois à l'expiration de sa
peine.
2 - Procès politiques
: • La cour d'appel de Monastir a condamné le 19 novembre 2001
Abdelmoumen Belanes, militant du Parti communiste des ouvriers de Tunisie,
à trois mois de prison ferme pour " appartenance à une association non
reconnue " (le PCOT). Rappelons que les faits reprochés à Belanes, pour
lesquels il a été condamné par contumace et fait opposition en octobre
dernier, remontent à 1991 et sont prescrits au vu de la loi! • Hamdi
Zouari, ancien prisonnier politique qui a purgé une peine de dix ans de
prison pour appartenance à " Ennahdha ", a comparu le 23 novembre 2001
devant le tribunal de première instance de Tunis qui l'a condamné à une
peine d'un mois de prison ferme pour " non-respect de la mesure de
surveillance administrative ". • Mohamed Hanachi, ancien prisonnier
politique qui a purgé une peine de trois ans et 7 mois de prison pour
appartenance à " Ennahdha", a été réincarcéré à la prison civile de Tunis
le 29 octobre 2001, après avoir été informé qu'il lui restait à purger une
peine d'un an, en exécution d'un jugement prononcé contre lui par
contumace. • La chambre criminelle du tribunal de première instance de
Tunis, présidée par le juge Yeferni, a condamné le 21 novembre 2001 Lassad
Khemiri à 7 ans pour participation à " association de malfaiteurs ".
Rappelons que la chambre correctionnelle de Tunis qui avait examiné en
juin 2000 son opposition à une condamnation de 9 ans par contumace pour
les mêmes faits, l'avait relaxé pour prescription. Mais la garde nationale
de l'Ariana l'a réincarcéré peu de temps après, arguant d'autres "
jugements par contumace " - émanant cette fois d'une juridiction
criminelle, donc non sujets à prescription - à son encontre. • Le 21
novembre 2001, Mohamed Saidani a comparu devant la chambre criminelle du
tribunal de première instance de Tunis, présidée par le juge Yeferni dans
trois affaires différentes (2994, 2995, 2996) pour répondre de
l'accusation de " participation à association de malfaiteurs ". La cour
a décidé le report de l'audience au 10 décembre 2001 en vue de procéder à
une confrontation avec ses accusateurs. Une semaine plus tard, le 28
novembre 2001, Mohamed Saidani comparait dans deux autres affaires (10304
et 10305) et pour les mêmes faits devant le tribunal militaire et il est
condamné à une peine globale de 20 ans de prison ferme. Mohamed Saidani a
été livré par les autorités italiennes le 17 août 2001 après leur refus de
lui accorder le refuge politique. • L'affaire de l'enquête sur les
circonstances de la mort suspecte dans les locaux de la garde nationale de
la ville de Tozeur, le 20 août 2001, de Ali Agueb a été classée par le
juge d'instruction du tribunal de première instance de Tozeur, Taha Gouja.
Pourtant, plusieurs interrogations pesaient dans cette affaire sur les
agissements (refus de porter assistance au défunt qui a réclamé des soins
durant des heures et en vain, selon des témoins) du chef de poste
Abdellatif Lamloum ainsi que l'agent Mohamed Ben Zaara. Le CNLT exige la
réouverture de l'enquête et l'application des dispositions de la loi 48 du
3 juin 1966.
3 - Violences dans les
prisons : • Le directeur de la prison civile de Tunis, Slah
Braham, s'est rendu coupable de violences sur la personne du prisonnier
politique Abdellatif Bouhjila condamné en appel à 17 ans de prison pour
appartenance au groupe " El Ansar ", et qui vient de voir ce jugement
cassé par la cour de cassation. Transféré de la prison de Borj El Amri,
Abdellatif Bouhjila a été accueilli le 17 novembre 2001 à son arrivée à la
prison de Tunis par une agression caractérisée de la part du directeur de
la prison, assisté dans sa besogne par quatre de ses agents. Bouhjila a
entamé immédiatement une grève de la faim de protestation. En
représailles, son père a été privé de sa visite le 30 novembre. •Le 20
novembre 2001, le prisonnier Fethi Ouerghi a entamé une grève de la faim
en signe de protestation contre les violences dont il a été l'objet de la
part d'un gardien de la prison en présence du directeur de la prison
centrale de Tunis, Slah Braham. Fethi Ouerghi avait été livré par les
autorités algériennes en 1993 et purge actuellement une peine de 19 ans
pour "appartenance à Ennahdha" ; il est incarcéré à l'infirmerie de la
prison en raison d'une infirmité grave occasionnée par les tortures qu'il
avait subies dans les locaux de la "sûreté de l'Etat". • Ridha Boukadi,
qui purge une condamnation à perpétuité pour " appartenance au mouvement
Ennahdha " à la prison civile de Tunis, a entamé une grève de la faim le
20 novembre pour protester contre les mauvais traitements et exiger
l'accès aux soins médicaux. • Mounir Ghaith, en détention provisoire à
la prison civile de Tunis, a fait l'objet lui aussi de mauvais traitements
et de privation de soins alors qu'il souffre d'insuffisance
cardiaque. • Le condamné à mort (droit commun) Sayed Arfaoui est,
depuis le 26 septembre dernier, maintenu nuit et jour enchaîné, dévêtu,
autour d'un arbre dans une cour intérieure de la prison civile de Tunis,
parce qu'il a osé protester contre ses conditions inhumaines de
détention.
4 - Le chantage au passeport
: Les autorités tunisiennes usent du chantage au passeport pour
mettre la pression sur les citoyens tunisiens résidants à l'étranger et
taire leurs voix. Ceux qui ne se soumettent pas en sont privés. C'est
ainsi que Kamel Jendoubi, président du CRLDH continue d'être
arbitrairement privé de son passeport. Une affaire de délit d'opinion a
été préfabriquée en Tunisie à son encontre et un mandat d'amener
international lancé contre lui pour justifier ce déni d'un droit
élémentaire. Par ailleurs, le directeur de la chaîne TV " Al
Mustaquilla ", s'est vu refuser dernièrement par l'ambassade de Tunisie à
Londres le renouvellement de son passeport.
5 - Nouvelle campagne contre "Al Mustaquilla" : Le journal gouvernemental " La presse "
vient de lancer une campagne de diffamation contre la chaîne " Al
Mustaquilla ", l'accusant sans la moindre preuve d'être financée par " Al
Qaida ". Après leur échec à faire fermer la station par l'ITC (organe de
l'audiovisuel anglais auprèsduquel une plainte tunisienne a été déposée en
juillet dernier par l'intermédiaire du juge désormais célèbre Jedidi Ghani
) qui les ont déboutées en septembre 2001, les autorités tunisiennes
tentent de salir cette chaîne - qui a joué un rôle exemplaire dans la
promotion de la liberté d'statement en Tunisie ces derniers mois en
ouvrant ses ondes aux opposants tunisiens - en l'assimilant à une
association terroriste. Il est vrai que " Al Mustaquilla " terrorise le
régime tunisien.
6 - Persécution des
défenseurs des droits humains, des syndicalistes et des opposants
: • Suite à la grève organisée par les étudiants de l'Institut
Bourguiba des langues vivantes le 29 novembre 2001, la police a investi
l'enceinte universitaire et violemment matraqué les étudiants. La chasse
aux étudiants s'est poursuivie jusqu'aux ruelles attenantes à
l'établissement et aux stations de bus où les étudiants cherchaient
refuge. Le syndicaliste Hatem Ben Ali a été interpellé au district d'El
Menzah puis relâché en fin d'après-midi. • Le journaliste Taoufik Ben
Brik, membre fondateur du CNLT, fait l'objet ces derniers temps d'une
persécution en signe de représailles à ses récentes déclarations dans
divers médias étrangers. Le 23 novembre 2001, la voiture de son épouse a
été saccagée. Ses lignes de téléphone, fax et GSM sont toujours coupées
depuis. • Le Dr Moncef Marzouki, président du Parti du congrès pour la
république (CPR) continue à faire l'objet de harcèlement policier. Des
policiers en civil exercent sur lui une surveillance collante et le
suivent dans tous ses déplacements afin de mettre la pression sur lui et
de l'isoler socialement.
7 -
Persécution du CNLT : Le CNLT
attend toujours que le Tribunal administratif statue sur sa plainte pour
abus de pouvoir contre le ministre de l'Intérieur déposée en avril 1999.
Ce dernier a dénié, sans motif, au Conseil son droit à l'existence
légale. Les persécutions à l'encontre du Conseil des libertés et de ses
dirigeants se sont multipliées ces derniers temps : •Le 18 novembre
2001, alors que se tenait une réunion des structures du Conseil, le
quartier a été bouclé par plusieurs dizaines de policiers en civil qui ont
empêché certains dirigeants de rejoindre la réunion. • La surveillance
policière s'est renforcée devant le siège du CNLT et de nombreux policiers
postés à l'entrée contrôlent et intimident les visiteurs. Les lignes de
téléphone sont coupées. La correspondance ainsi que la messagerie
électronique sont confisquées. • Plusieurs militants, comme maîtres
Néjib Hosni et Hédi Manai subissent une surveillance policière collante.
• Plusieurs militants sont toujours interdits de quitter le
territoire, comme Sadri Khiari et Mohamed Ali Bédoui ou privés de
passeport, comme Néjib Hosni. • Le 4 décembre au soir, la voiture de
Sihem Bensedrine a été vandalisée alors qu'une garde policière étoffée
surveillait la maison. Le téléphone et la ligne Internet sont toujours
coupés. • Les lignes de téléphone des membres du CNLT sont abusivement
coupées (Ali Ben Salem, Néjib Hosni, Omar Mestiri), ou perturbées (Sadri
Khiari, Ahmed Smii, Mohamed Talbi...)
Le CNLT qui s'élève avec la plus grande vigueur contre toutes ces
atteintes aux libertés et au droit, alerte l'opinion publique sur les
dangers que présente cette politique de fuite en avant et appelle les
autorités publiques à engager une politique de restauration de l'état de
droit, seul garant de la sécurité et de la stabilité.
Pour le Conseil, la Porte-parole :
Sihem Bensedrine.
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